Retour de bâton chez Air France

Après avoir appris l’agression d’un dirigeant d’Air France par certains membres de syndicats autoproclamés “représentatifs”, et ayant lu certaines réactions sur Twitter – manifestement du côté des syndiqués –, j’ai pu constater l’emploi – sans jeu de mots – d’un certain terme qui en dit long sur la mentalité qui règne au sein des milieux les plus archaïques de France. Il s’agit du mot « violence ».

En effet, aux yeux de certains dinosaures cégétistes et autres rouges du même type, les victimes de cette violence seraient… les employés d’Air France, pour lesquels la perte de leur emploi serait particulièrement traumatisante, beaucoup plus que se retrouver à moitié à poil devant une foule en colère. Honnêtement, je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer.

En effet, quand on affiche sa méfiance, voire sa haine, envers les « patrons », il ne faut pas s’étonner que ceux-ci ne se précipitent pas pour vous embaucher ou maintenir votre emploi. Rejoindre des syndicats jusqu’au-boutistes, faire grève à tout propos, toujours réclamer plus sans jamais vouloir donner plus, c’est rendre son emploi encore plus précaire. Entre parenthèses, il semblerait que la violence soit tout à fait acceptable, tant qu’elle s’exerce contre ces capitalistes tant honnis, à en juger par certains cas ici et . Les salariés d’Air France ne comprennent toujours pas qu’une entreprise non rentable ne peut payer leurs salaires, et que leurs grèves rendront les plans sociaux inévitables. Par là-même, ils détruisent leurs propres emplois. Mais qui va les plaindre, mis à part leurs semblables ?

Car il faut tôt ou tard assumer les conséquences de ses décisions. Ceux qui rejettent le capitalisme par pure idéologie, sans aucune réflexion sur ses bienfaits et méfaits, doivent accepter un système aussi « prospère » que celui en place dans les pays de l’Est avant la chute du mur de Berlin.

Car si la violence est inacceptable, elle l’est des deux côtés. Ceux qui ont maltraité Xavier Broseta ou séquestré des cadres chez Goodyear méritent le licenciement sans préavis ni indemnités – on peut pour le moins parler de faute grave.

Car si l’on veut des relations conflictuelles, que ce soit entre dirigeants et salariés ou entre d’autres groupes, il ne faut pas s’étonner des retours de bâton qui ne peuvent manquer de survenir. Parce qu’on ne gagne pas toujours…

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